Claude François : vie, tubes et héritage de Cloclo

L’essentiel à retenir : Claude François, né le 1er février 1939 à Ismaïlia en Égypte et mort le 11 mars 1978 à Paris, reste l’un des plus grands showmen de la chanson française. Pour découvrir Cloclo, commencez par « Comme d’habitude », « Le téléphone pleure » et « Alexandrie Alexandra ». Retenez ce chiffre : plus de 20 millions de disques vendus de son vivant.

Plus de quarante-cinq ans après sa disparition, ses chansons font toujours danser les mariages, les soirées et les karaokés. « Alexandrie Alexandra » ou « Le lundi au soleil » n’ont pas pris une ride. Pourtant, derrière les paillettes et les Clodettes se cache un parcours bien plus dur qu’il n’y paraît.

Cet article retrace la vie de Claude François : son enfance en Égypte, ses débuts difficiles, ses plus grands tubes, sa mort brutale et son héritage. On fait le point ensemble sur le phénomène Cloclo.

  1. Qui était Claude François ?
  2. De l’Égypte aux premiers succès
  3. Cloclo, le showman perfectionniste
  4. Les chansons incontournables de Claude François
  5. La mort de Claude François
  6. L’héritage de Cloclo aujourd’hui

Qui était Claude François ?

Claude François est un chanteur français né le 1er février 1939 à Ismaïlia, en Égypte, et mort le 11 mars 1978 à Paris. Surnommé Cloclo, il a vendu plus de 20 millions de disques avec des tubes comme « Comme d’habitude », adapté en « My Way ».

Mais pour comprendre ce succès, il faut revenir à ses origines.

Une enfance au bord du canal de Suez

Claude François grandit à Ismaïlia, où son père travaille pour la Compagnie du canal de Suez. Enfant, il apprend la musique et se passionne pour les rythmes. Le jeune Claude rêve déjà de scène.

En 1956, la crise de Suez bouleverse tout. La famille quitte l’Égypte et s’installe à Monaco, dans une situation financière difficile.

Un artiste qui a tout construit lui-même

À Monaco, il joue de la batterie et des percussions dans des orchestres de la Côte d’Azur. Puis il monte à Paris pour tenter sa chance comme chanteur. Ses premiers essais sont des échecs.

Il ne lâche rien. Cette ténacité deviendra sa marque de fabrique, sur scène comme en affaires.

De l’Égypte aux premiers succès

Alors, comment ce jeune musicien inconnu devient-il une idole ? Tout bascule en 1962.

« Belles ! Belles ! Belles ! », le déclic de 1962

En 1962, Claude François enregistre « Belles ! Belles ! Belles ! », une adaptation française de « Made to Love » des Everly Brothers. C’est son premier grand succès.

Il enchaîne en 1963 avec « Si j’avais un marteau », version française de « If I Had a Hammer ». En pleine vague yéyé, il devient l’un des chanteurs préférés des jeunes. Pour revivre cette époque, lisez notre article sur les chanteurs français des années 60.

« Comme d’habitude », de Paris à Sinatra

En 1967, il cosigne avec Jacques Revaux « Comme d’habitude ». Le titre raconte l’usure d’un couple au quotidien.

 

Paul Anka écrit ensuite un texte anglais sur la même mélodie : « My Way », popularisée par Frank Sinatra, devient l’une des chansons les plus reprises au monde.

 

Pour en savoir plus sur l’histoire de ce titre, consultez la page « Comme d’habitude » sur Wikipédia.

Cloclo, le showman perfectionniste

Mais au-delà des chansons, Claude François invente une nouvelle façon de faire du spectacle.

Les Clodettes et des shows millimétrés

Fan de la Motown et des shows américains, il s’entoure de danseuses : les Clodettes. Chorégraphies, costumes à paillettes, éclairages : rien n’est laissé au hasard.

Exigeant jusqu’à l’obsession, il répète sans relâche. Ses concerts deviennent de véritables spectacles, très en avance pour la France de l’époque.

Un chef d’entreprise avant l’heure

Claude François ne se contente pas de chanter. Il fonde son propre label, Flèche, et produit d’autres artistes.

Il gère lui-même sa carrière, son image et ses affaires. Une démarche rare pour un chanteur des années 70. Découvrez le contexte musical de cette période dans notre article sur la chanson année 70.

Projecteur de scène allumé dans le noir

Les chansons incontournables de Claude François

Alors, quelles chansons écouter en priorité ? Son répertoire compte de nombreux classiques, toujours repris aujourd’hui.

Les tubes des années 60

Voici les titres qui ont lancé sa carrière :

  • « Belles ! Belles ! Belles ! » (1962)
  • « Si j’avais un marteau » (1963)
  • « Comme d’habitude » (1967)
  • « Le lundi au soleil » (1972), qui ouvre sa période disco-pop

Les tubes des années 70

Les années 70 sont celles de la consécration. Voici ses chansons les plus célèbres :

  • « Le téléphone pleure » (1974)
  • « Cette année-là » (1976), adaptée de « December, 1963 (Oh, What a Night) »
  • « Magnolias for Ever » (1977)
  • « Alexandrie Alexandra » (1978)

Ces titres sont des valeurs sûres en soirée. Retrouvez d’autres idées dans notre sélection de chansons pour le karaoké.

La mort de Claude François

Pourtant, en pleine gloire, tout s’arrête brutalement.

Le 11 mars 1978

Le 11 mars 1978, dans son appartement parisien, Claude François veut redresser une ampoule dans sa salle de bains. Il est électrocuté. Il meurt à 39 ans.

La nouvelle provoque une immense émotion en France. « Alexandrie Alexandra », sortie au même moment, devient un hymne mêlé de tristesse.

Le repos à Dannemois

Claude François est inhumé à Dannemois, dans l’Essonne, près du moulin où il aimait se ressourcer.

Il laisse deux fils, Claude Junior et Marc, nés en 1968 et 1969. Tous deux veillent aujourd’hui sur la mémoire de leur père.

L’héritage de Cloclo aujourd’hui

Pour finir, que reste-t-il de Claude François plus de quarante-cinq ans après ? Bien plus qu’un souvenir.

Des millions de disques après sa mort

Ses disques continuent de se vendre : environ 6 millions d’exemplaires écoulés depuis sa disparition. Ses chansons sont régulièrement reprises et réarrangées.

Les sosies et spectacles hommage se multiplient partout en France. Ils prouvent que le phénomène Cloclo traverse les générations.

« Cloclo », le film de 2012

En 2012, le film « Cloclo », réalisé par Florent-Emilio Siri, retrace sa vie. Jérémie Renier y incarne le chanteur.

Le film fait découvrir son histoire à une nouvelle génération. Pour prolonger le voyage dans le temps, lisez aussi notre article sur la nostalgie des chansons françaises.

Enfant d’Égypte devenu roi du show à la française, Cloclo a laissé des chansons que tout le monde connaît. Réécoutez dès maintenant « Comme d’habitude » et « Alexandrie Alexandra », et redécouvrez l’énergie d’un artiste hors norme. Vous connaissez désormais le parcours de Claude François. Et pour découvrir une autre icône de la même époque, lisez notre portrait de France Gall.

FAQ

Comment est mort Claude François ?

Claude François est mort le 11 mars 1978 dans son appartement parisien, électrocuté en voulant redresser une ampoule dans sa salle de bains. Il avait 39 ans.

Où est né Claude François ?

Il est né le 1er février 1939 à Ismaïlia, en Égypte, où son père travaillait pour la Compagnie du canal de Suez.

Claude François a-t-il écrit « My Way » ?

Il a cosigné « Comme d’habitude » en 1967 avec Jacques Revaux. Paul Anka a ensuite écrit les paroles anglaises de « My Way » sur cette mélodie.

Qui étaient les Clodettes ?

Les Clodettes étaient les danseuses qui accompagnaient Claude François sur scène et à la télévision, dans des chorégraphies très travaillées.

Où est enterré Claude François ?

Claude François repose à Dannemois, dans l’Essonne, au sud de Paris.

Combien de disques a vendu Claude François ?

Il a vendu plus de 20 millions de disques de son vivant, et environ 6 millions depuis sa mort.

Claude François avait-il des enfants ?

Oui, il a eu deux fils avec Isabelle Forêt : Claude Junior, né en 1968, et Marc, né en 1969.

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